Le ballet de Stéphane Elizabé, chorégraphe et danseur de l’Opéra de Paris, s’inscrivait dans le cadre d’un spectacle plus vaste intitulé RARE. Ces soirées initiées par l’association SORTEO composée en partie de danseurs de l’Opéra de Paris avaient pour objectif de sensibiliser le public à la douloureuse question des maladies rares. Ces spectacles présentaient trois ballets : ARN de Fabien Roques, Pars de l’Autre de Martin Chaix et enfin De l’Autre Côté.
Fruit de plus d’un an de collaboration entre le chorégraphe, les danseurs de l’Opéra et le chœur Arthémys, ce ballet met en scène onze danseurs et un chœur a cappella. D’abord cantonnés à la simple interprétation musicale, les chanteurs prennent part peu à peu à l’action et interagissent avec la danse. L’argument met en avant le thème de la renaissance et du nécessaire jeu de forces à l’établissement d’un univers en équilibre.
« Alors les corps se meuvent, se régénèrent au contact de l’autre, se font face, se lèvent et se concentrent. Ils décuplent leur énergie, pour créer une tension fertile d’où jaillit un être libre et fort, prêt à passer de l’autre côté. »
Stéphane Elizabé
Le procédé s’appuie sur des procédés de construction et de déconstruction du langage tant chorégraphique que musical. À ce titre, le répertoire utilisé est particulièrement éclectique et rassemble, entre autres, des pièces de Pierre Regnault, Johannes Brahms, György Ligeti, ou encore Einojuhani Rautavaara. Créé à l’Amphithéâtre Bastille le 6 avril 2006, avec le parrainage de Nathalie Dessay, ce ballet a créé des liens étroits et souvent peu exploités entre le chant et la danse.
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